03/09/2010

Un domaine où la carte de presse manque vraiment : le sport pro

“Les accréditations match étant réservées aux journalistes professionnels, je ne peux accéder à votre requête. En revanche, si vous souhaitez réaliser ponctuellement des reportages « hors match », vous serez le bienvenue lors d’un point presse.

Ce petit paragraphe n’est rien d’autre que la réponse du responsable communication d’un club pro de ma région. S’il y a bien un domaine où la carte de presse vous manque c’est bien le sport professionnel. Cet été j’ai fait plusieurs demandes pour aux clubs pro de football (Ligue 2) et le rugby (Top 14) de ma ville et j’ai essuyé le même refus.

On vous accepte aux entraînements publics, aux points presse, à l’inauguration de la boutique, aux réunions de lobbying pour un nouveau stade mais le match reste inaccessible. C’est pourtant ce qu’il y a de plus intéressant pour le lecteur : des photos sympas, des réactions d’après match, un résumé.

Ceux qui ont une rubrique sport dans leur site savent à quel point ce domaine est porteur. Quand on pense à vivre de son site et donc à se professionnaliser, la couverture des clubs populaires de sa ville et de sa région est un élément important en terme de trafic et de fidélisation de son audience. Les sports et les équipes de moindre envergure ou amateurs sont bien plus faciles à couvrir mais bien moins “rentables” aussi. Par le passé nous avons aussi couvert du volley féminin (Pro A) ou de basket féminin (LFB) et les retombées sont bien différentes pour un boulot identique.

Seulement il faut avoir la carte de presse pour pouvoir le faire convenablement. Et pour avoir la carte de presse il faut être journaliste pro, être payé par un média et en tirer 50% de ses revenus. Donc si vous comptiez sur le sport pour vous aider à rentabiliser c’est loupé !

About Bertrand Soulier

Comments

  1. Thomas says:

    Je suis assez d’accord que c’est un drame pour qui veut lancer un webmag local. Je pense que tu veux parler du club de Rugby de Clermont…

    En revanche, ce qui peut être intéressant, c’est couvrir les petits clubs locaux qui ont une forte visibilité locale (genre club de foot en division amateur, CFA, CFA 2 ou DH). Ici, pas besoin d’accréditations et je pense que les dirigeants seront assez ouverts.

    Les “grands” clubs sportifs cherchent une visibilité si ce n’est nationale, au moins régionale et préfèreront avoir à faire à des “pros” travaillant pour la presse institutionnelle. Finalement, c’est assez logique car ça serait la porte ouverte à n’importe qui.

  2. Bertrand says:

    @Thomas – Oui je parle bien de l’ASM Clermont Auvergne. Par contre couvrir du CFA ou CFA 2 ça ne fait pas trop de club, la DH c’est plus compliqué. Cela se limite forcément aux résultats à moins d’avoir dans chaque clubs des relais qui remontent les infos régulièrement.

  3. Pierre says:

    (Loi n° 98-146 du 6 mars 1998, article 4 – II)
    L’accès des journalistes et des personnels des entreprises d’information écrite ou audiovisuelle aux enceintes sportives est libre sous réserve des contraintes directement liées à la sécurité du public et des sportifs, et aux capacités d’accueil.
    Toutefois, sauf autorisation de l’organisateur, les services de communication audiovisuelle non cessionnaires du droit d’exploitation ne peuvent capter que les images distinctes de celles de la manifestation ou de la compétition sportive proprement dites.

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