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Fermeture de Grand-Rouen

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Sébastien Bailly a annoncé ce matin la fermeture de Grand-Rouen.com, blog d’information locale qu’il animait depuis novembre 2005. Il ne ferme pas son blog par manque d’envie ou de temps mais parce qu’il a été “débauché” par le pôle normand du groupe Hersant Média pour s’occuper de Paris-Normandie.fr.

Lui qui se rêvait presque à rêver à la professionnalisation de Grand Rouen va maintenant pouvoir travailler sur un projet de plus grande envergure et expérimenter à l’échelle d’un groupe de presse les idées que l’on peut avoir devant son blog local. Sacré programme et belle manière pour le journal de prendre à bras le corps les défis qu’imposent internet.

Bravo à Sébastien Bailly, voilà une aventure qui sera sans aucun doute passionnante.

7 Responses to “Fermeture de Grand-Rouen”

  1. Comme quoi, bloguer local peut permettre de secouer suffisamment la presse locale pour qu’elle décide d’accepter de nouvelles compétences en son sein.

    On a hâte de voir le résultat sur Paris-Normandie.

  2. Pierrot said:

    Est-ce le début de rachats de blogs locaux par des grands groupe de presse ?

  3. jeff said:

    retrouvez Rouen Politique pour l’info politique
    http://rouenpolitique.over-blog.com/

  4. Nicolas G said:

    Excellent mais trop rare encore.

    La presse locale voit parfois les blogs d’un mauvais oeil et c’est bien dommage.

    Pour ma part les choses vont sans doute évoluer et je vais même faire un petit tour au SATIS pour demander un bel équipement vidéo au père Noël ;)
    Je crois que ce qu’il manque pour les blogs locaux, c’est une offre publicitaire. Car je vois mal faire “micropayer” l’accès à mon blog pour couvrir mes frais (temps, matériel éventuel, déplacements, etc.).

    L’accord AOL-NRJ est un bon exemple de ce qui pourrait se faire. Des annonceurs nationaux sur TOUS les médias locaux dynamiques et innovants.

    Ca bouge, pas assez, mais ca bouge…

  5. fred said:

    De “notre” côté, pour le moment, c’est plutôt le dédain, basé sur le fait que seuls les journalistes encartés seraient susceptibles de pouvoir relayer de l’information… une sorte de monopole qui date du siècle dernier.

    Pour autant je comprends en partie la PQR. Avec 3 sites en grande région, nous prévoyons 2.000.000 de pages vues pour près de 1.300.000 visiteurs uniques cette année, ce que ne peut pas (encore) réaliser un site de presse locale payant à mon avis. (si quelqu’un a des infos…)

    Le web local, sa gratuité, sa non-professionnalisation (règles, déontologie), son association par les visiteurs comme “support de presse” sans discernement sont sources de bien des inquiétudes. Tous les éditeurs n’ayant par exemple pas toujours conscience des conséquences de la diffusion de leurs infos parfois approximatives.

    Mais, comme le dit Nik0, les choses évoluent.

    L’avenir nous dira si la seule solution que trouveront les médias locaux traditionnels sera de racheter les sites locaux qui entrent en concurrence, ou d’employer leurs rédacteurs.

  6. Cela doit nous rappeler qu’un blog local est très fragile.

    Il suffit que son ou ses créateurs soient achetés par la PQR pour qu’il disparaisse. (au détriment du lectorat de grand-rouen qui va ainsi perdre une source d’information indépendante).
    On pourrait résumer la tactique de la PQR à la maxime qui veut que si on ne peut combattre son ennemi, alors il faut l’acheter.

    La rentabilité et l’indépendance ne pourront venir que par l’union.

  7. Nicolas G said:

    Le blog local n’est pas “fragile” en ce sens qu’il est réalisé par des citoyens que j’aime qualifier de “premier témoin de l’info” et non pas journaliste.

    Le débat blogueur-journaliste est totalement stérile à mon sens. Tout comme se dire qu’il suffit de racheter des blogs locaux pour mieux récupérer leur audience.

    Les questions que doit se poser la PQR/PHR sont:
    - Comment éviter qu’un témoin de l’info (dans son quartier, son village, etc.) ne lance un blog d’actu et ne mette dessus un petit fil RSS vers les sites d’infos nationaux. Cela a pour conséquence d’entrainer une possible baisse du lectorat dans certaines zones, c’est d’autant plus vrai dans les zones rurales car le haut-débit progresse et la création d’un blog prend qq minutes… Certains vont souffrir si leur modèle n’a pas évolué d’ici 2 à 3 ans.
    - Comment mettre en valeur les contenus de ces “premiers témoins de l’info”: acheter leurs contenus (cf Citizenside), les mettre en valeur dans une zone dédiée (cf Cnn ireport, France24 The Observers, etc.), leur envoyer du trafic via un digg-like (à la scoopeo ou cozop.com) en échange de publication/utilisations de leurs contenus pour traitement journalistique éventuel, etc.

    C’est une réflexion à mener qui nécessite des professionnels du web.

    Et ces professionnels ne sont pas toujours biens perçus par certains journalistes “1.0″ qui ne jurent que par le papier-payant et ne veulent surtout pas prendre un caméscope ni même un enregistreur de poche pour podcaster pour compléter/animer leur sujet sur le web.

    Alors qu’un modeste blogueur lui, prend son temps pour essayer de réaliser des choses originales, comme par exemple: http://tinyurl.com/628s25

    Pour conclure, il suffit de voir les récents mouvements sociaux aux NMPP pour se rendre compte que la presse payante Française a du soucis à se faire si les modèles ne bougent pas sérieusement (decrypté: s’il n’y a pas un investissement massif sur le web et supports mobiles pour diversifier les sources de revenus et s’adapter au lectorat).

    Je crois que le pôle normand du groupe Hersant Média l’a bien compris en “débauchant” Sébastien Bailly.

    En un mot, il faut I-NNO-VER…I-NNO-VER…I-NNO-VER…

    NB: oui, je suis disponible si des gens veulent I-NNO-VER ;)

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