Je vous invite à lire un billet de Média Trend sur le traitement de l’information hyper-locale par la PQR. Le propos est de montrer comment une information hyper-local perd de la fraîcheur sur papier, et encore plus sur le web car les sites sont souvent la réplique du papier. Pour son auteur « les sites des quotidiens régionaux ne savent pas traiter l’hyper-local. Ils se contentent de mettre en ligne une information déjà publiée et avec retard. »
C’est ici un exemple de traitement par Le Télégramme de Brest et Ouest-France mais nous avons tous en tête des exemples similaires. La PQR a pris l’habitude de traiter avec un certain retard certaines informations hyper-locales, infos de quartiers ou de communes limitrophes au grandes villes. Un collègue m’a par exemple indiqué avoir vu une info apparaître dans le journal local près de 2 semaines après l’événement mentionné et auquel il avait participé.
Bien entendu sur le web, nous avons une vitesse de réaction bien différente et c’est ce qui rend la méthode décrite encore plus démodée. Voilà qui me rappelle une anecdote. En juillet, j’étais dans le centre-ville de Clermont-Ferrand pour faire quelques photos d’un mini-concert d’une fanfare en ouverture de la saison d’été. Il y avait aussi une équipe de la télévision municipale, un journaliste de la télévision locale privée et des journalistes PQR. Une dame vient alors nous demander quand elle pourrait voir les images.
La télévision privée indique qu’elle ne sait pas mais que ce sera pas avant la semaine suivante, la PQR lui dit qu’il y aura sûrement une photo le lendemain, la télévision municipale indique que cet été il n’y aura pas d’émission et que le reportage sera visible à la rentrée. Ma réponse fut plus surprenante pour elle : « dans la soirée si je suis en retard, sinon dans 2 heures« .
Telle est la loi de l’internet, la création et la publication de l’information est instantanée surtout quand il s’agit de publier une information ne demandant pas d’approfondissement comme c’est le cas de l’exemple cité. Un diaporama ou une petite vidéo peuvent être publiées très rapidement et pas seulement par un journaliste ou correspondant. Cela impose quelques ajustements dans les processus de publication, un bon programme pour 2009 non ?

Le Web est évidemment l’avenir de l’information hyper locale.
Vous même et tous vos lecteurs en sont intimement persuadés.
Après, la question plus importante est : comment le faire bien ?
Bonjour
et d’abord tous mes voeux pour la nouvelle année.
Il est évident que la PQR n’aura jamais la même réactivité que nous blogueurs.
L’anecdote mise en ligne m’a fait penser à une autre.
Sur Mon Saint-Egrève (http://www.monsaintegreve.fr) nous avons été invité en tant que média local aux conférences de presse de lancement de la campagne municipale de mars dernier. Nous étions vus d’un très mauvais oeil par le Dauphiné-Libéré (qui d’ailleurs depuis refuse de parler de nous), par les radios car ils savaient très bien que le compte-rendu serait en ligne deux heures maximum après la conférence. Et c’est aussi ce qui a fait notre succès lors de cette élection.
Après, comment le faire bien, c’est une autre question. Je pense que la seule réponse est de se donner les moyens de ses ambitions, humainement et matériellement.
J’ai globalement le même sentiment que Dominique sauf que pour ma part, les médias traditionnels sont globalement sympas et font la différence entre journaliste et « témoin de l’information ». D’ailleurs, ils sont tous venus à un happening organisé par votre serviteur sans qu’ils sachent qui était derrière jusqu’à la fin du happening: http://www.ultimteam.com/a-la-une/france/freeze-mob-a-besancon-2737.html