22% des communes font déjà face à des sites participatifs contestataires

Le réseau Idéal a organisé ses 9es Assises TIC pour la première fois à Marseille, les 24 et 25 juin derniers. A l’occasion d’un atelier sur les « réseaux sociaux et communauté« , le cabinet conseil sur la conduite des projets TIC, Uséo, a présenté sa dernière publication sur le dialogue citoyen en ligne à partir de l’étude de 137 sites de villes de plus de 50.000 habitants.

Voici ce qu’en dit Localtis et qui est fort intéresssant :

Sur les 75% des villes qui affichent une démarche participative sur leur web, 46% se limitent à un formulaire de contact, 17% affichent leur démarche, 17% animent des forums avec possibilité de laisser des commentaires et seulement 22% d’entre elles donnent globalement un espace d’expression à leurs administrés. Une très faible minorité (4%) s’appuie sur des espaces de dialogue modernes (appels à suggestion pour 3%) ou de réseaux sociaux territoriaux (1%).

Conséquence, faute d’organiser cet échange de manière institutionnalisée, dans 23% des cas, le débat local prend des formes contestataires sur des réseaux alternatifs au site officiel : association, opposition municipale, blog de citoyen, …

L’étude met ainsi en évidence que 22% des communes font déjà face à des sites participatifs (ou blogs citoyens) contestataires et qu’il est de leur intérêt d’initier elles-mêmes le dialogue. J’avoue que je ne pensais pas que cela montait si haut que ça !

Pour ne pas avoir occupé le terrain suffisament rapidement, les communes se retrouvent donc face à des médias qu’elles ne maitrisent pas et rassemblent nombre de contestataires. Il peut s’agir d’associatons de citoyens mais aussi d’opposants politiques qui ont compris l’intéret d’occuper le terrain. Les chiffres de l’étude traduisent selon moi une vraie frilosité des élus à ouvrir les vannes du participatif sur les médias des collectivités. Une vision sûrement très politique avec la crainte que les outils ne soient utilisés que par les opposants. Un aspect pour moi sur-évalué et qui doit être contré par une participation massive d’une part importante des citoyens.

Cela démontre aussi qu’il y a de la place pour des médias citoyens et ultralocaux pas forcément contestataires mais forcément collaboratifs et très ouverts au dialogue et au débat. Si les villes ne veulent pas ouvrir des espaces de débat sur leurs propres sites, des sites et blogs tiers et équilibrés peuvent être une bonne piste pour favoriser le dialogue mais malheureusement j’ai peur que peu d’élus viennent y participer…

Info trouvée via Laurent François

About Bertrand Soulier

J'ai créé le site d'informations locales Cyberbougnat.net en 2000-2001. Depuis, je ne cesser d'observer le web local, de recherche les bonnes idées, les modèles économiques... J'ai décidé de partager cette veille au sein de ce blog weblocal.fr mais pas seulement. L'union faisant la force, j'ai aussi souhaité faire évoluer le blog vers un réseau social destiné aux acteurs du web local.

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One Response to 22% des communes font déjà face à des sites participatifs contestataires

  1. proxiti 06/08/2009 at 15:07 #

    La bonne démarche est en fait de rendre ces espaces d’informations locaux plus complémentaires et sources de propositions plutôt que de dénigrement systématique. C’est une des clés du succès.

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