03/09/2010

Réseaux sociaux municipaux

J’ai découvert complètement par hasard que la mairie du 17ème arrondissement à Paris venait de lancer une sorte de réseau social à l’échelle de son arrondissement. Le 17e pour tous se veut ainsi un espace d’échange et d’entraide :

L’objectif du 17e pour tous est de vous aider à trouver des personnes, proches de chez vous, qui partagent vos passions, peuvent répondre à vos besoins ou à vos propositions de coups de main, vous faire découvrir de nouvelles activités…
Tout cela se passe par la création et la consultation d’annonces. Chaque utilisateur utilise son portrait à partir duquel il peut exprimer ses attentes, envoyer des messages, gérer ses contacts favoris…

Dans la philosophie, j’ai rapidement fait un lien avec Peuplade avant de voir que l’url montre qu’il est basé sur la plateforme de la société Etyssa. Le métier de cette société est justement de mettre en place avec des collectivités locales, surtout des mairies, de tels projets. Vous verrez sur leur site un belle liste de références et retrouverez dedans les sites CommeVous qui avaient été mis en place il y a quelques années déjà.

D’ailleurs le site de la société explique ce positionnement :

Les élus et les services municipaux, soucieux et garants de la satisfaction des citoyens, sont, selon nous, les plus légitimes à proposer ce service. Nous avons donc choisi de travailler pour et avec eux en s’appuyant sur leurs sites Internet.

D’ailleurs Peuplade a aussi bénéficié de partenariats de ce type. Si en tant que société ou individu vous souhaitez lancer un tel projet, il faut espérer ne pas se prendre un tel projet en face. Une collectivité est un gage de légitimité et de sérieux mais a aussi des moyens plutôt importants. Une telle plateforme partagée entre plusieurs collectivités permet de plus de profiter des développements faits pour les uns ou les autres.

Personnellement, je pense que ce type de réseaux est l’avenir. Même si certains annoncent qu’il n’y a aucun intérêt à développer des réseaux thématiques qui n’auront jamais la puissance de Facebook, j’aime à croire que ces réseaux positionnés de cette manière s’adressent à un autre public. Cela devient une sorte de nouveau service municipal et fait sans aucun doute partie des besoins des citoyens. Je crois tellement dedans, que j’ai moi même lancé un réseau à l’échelle de Clermont-Ferrand et de l’Auvergne.

About Bertrand Soulier

Comments

  1. Des dynamiques web 2.0 mise en place par la volonté d’élus locaux… je serais très prudent quant aux chances de succès pour plusieurs raisons :
    - leur culture vis à vis de ces usages frise le néant
    - ils souhaitent contrôler leur “communication”
    - ils n’ont pas les budgets pour avoir de vrais community managers
    - sur l’ensemble des citoyens, peu sont – encore – des utilisateurs actifs d’outils de type réseaux sociaux… dans 10 ans peut-être !
    Il n’y a qu’à voir le “niveau” informationnel des journeaux édités par lesdites collectivités locales : une vraie langue de bois. Pour eux, le principal frein est de laisser se dévolopper une expression non-contrôlée qui peut réserver bien des surprises.
    Bref, mon avis est que les outils technologiques sont là, mais que les esprits ne sont pas prêts dans les lieux de pouvoir, même les lieux de pouvoir hyper-locaux.

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