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collectivités

J’étais ce mardi à Paris pour participer à un forum consacré au secteur public sur internet. C’est en repensant au contenu de cette journée qu’il m’est apparu clairement que les collectivités locales avaient tout pour être les championnes d’une information hyperlocale.

C’est l’exemple de Lyon qui m’a le plus sauté aux yeux car leur démarche est d’aller vers un guichet unique des services en ligne et vers une information personnalisée au citoyen. L’idée est que l’habitant pourra recevoir les dates des conseils de son quartier, de la réunion de l’école de ses enfants (et pas de toutes les écoles) et y ajouter une couche d’informations correspondant à ses centres d’intérêt.

D’ailleurs en y pensant qui mieux que sa mairie connaît l’ensemble des infos pratiques (horaires des piscines, médiathèques…), l’ensemble des activités proposées, les écoles, crèches, les travaux sur les routes,… Si un tel service est pensé à l’échelle d’une communauté de communes, on peut imaginer le citoyen capable d’avoir un portail d’accès personnalisé avec les informations pratiques de son quartier, des écoles de ses enfants, du quartier où il habite. Manque plus qu’un couplage avec la régie de transports en commun et la SNCF, des pages pharmacies de nuit et permanence des médecins pour avoir ainsi une information pratique et totalement personnalisée.

Difficile de faire plus hyperlocal. Ce genre d’infos est d’ailleurs en partie le fonds de commerce de certains sites américains avec les résultats de l’ensemble des équipes sportives des pros aux enfants et championnats scolaires. C’est aussi une bonne part de la PQR. Une information qui prend un temps monstrueux à compiler alors que les collectivités ont tout dans les mains, je ne parle pas là des résultats sportifs.

L’autre exemple qui m’a frappé et le cas de la ville de Bordeaux qui annonce avoir un agenda culturel et sportif sur son site de près de 700 dates. Ce matin le compteur indique à 644. En comparaison l’agenda de Cyberbougnat comporte en permanence une centaine de dates et il me faudrait ne faire que ça pour faire beaucoup plus. Une initiative privée aura en tout cas beaucoup de mal à faire autant.

Ces deux exemples montrent en tout cas pour moi que l’information hyperlocale est et sera de plus en plus le ressort des mairies et collectivités de communes, au moins pour celles qui ont les moyens. En plus elles sont légitimes pour le faire.

Que reste-t-il alors aux sites locaux ? L’actualité à coup sûr et il le faut souhaiter car c’est un contre poids important à l’action publique parfois hasardeuse. La mise en avant et la contextualisation des événements et des informations, la mise en relation des personnes et des sites et l’agrégation d’informations sont d’autres pistes.

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Réseaux sociaux municipaux

by Bertrand Soulier on 20/10/2009

J’ai découvert complètement par hasard que la mairie du 17ème arrondissement à Paris venait de lancer une sorte de réseau social à l’échelle de son arrondissement. Le 17e pour tous se veut ainsi un espace d’échange et d’entraide :

L’objectif du 17e pour tous est de vous aider à trouver des personnes, proches de chez vous, qui partagent vos passions, peuvent répondre à vos besoins ou à vos propositions de coups de main, vous faire découvrir de nouvelles activités…
Tout cela se passe par la création et la consultation d’annonces. Chaque utilisateur utilise son portrait à partir duquel il peut exprimer ses attentes, envoyer des messages, gérer ses contacts favoris…

Dans la philosophie, j’ai rapidement fait un lien avec Peuplade avant de voir que l’url montre qu’il est basé sur la plateforme de la société Etyssa. Le métier de cette société est justement de mettre en place avec des collectivités locales, surtout des mairies, de tels projets. Vous verrez sur leur site un belle liste de références et retrouverez dedans les sites CommeVous qui avaient été mis en place il y a quelques années déjà.

D’ailleurs le site de la société explique ce positionnement :

Les élus et les services municipaux, soucieux et garants de la satisfaction des citoyens, sont, selon nous, les plus légitimes à proposer ce service. Nous avons donc choisi de travailler pour et avec eux en s’appuyant sur leurs sites Internet.

D’ailleurs Peuplade a aussi bénéficié de partenariats de ce type. Si en tant que société ou individu vous souhaitez lancer un tel projet, il faut espérer ne pas se prendre un tel projet en face. Une collectivité est un gage de légitimité et de sérieux mais a aussi des moyens plutôt importants. Une telle plateforme partagée entre plusieurs collectivités permet de plus de profiter des développements faits pour les uns ou les autres.

Personnellement, je pense que ce type de réseaux est l’avenir. Même si certains annoncent qu’il n’y a aucun intérêt à développer des réseaux thématiques qui n’auront jamais la puissance de Facebook, j’aime à croire que ces réseaux positionnés de cette manière s’adressent à un autre public. Cela devient une sorte de nouveau service municipal et fait sans aucun doute partie des besoins des citoyens. Je crois tellement dedans, que j’ai moi même lancé un réseau à l’échelle de Clermont-Ferrand et de l’Auvergne.

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Le réseau Idéal a organisé ses 9es Assises TIC pour la première fois à Marseille, les 24 et 25 juin derniers. A l’occasion d’un atelier sur les “réseaux sociaux et communauté“, le cabinet conseil sur la conduite des projets TIC, Uséo, a présenté sa dernière publication sur le dialogue citoyen en ligne à partir de l’étude de 137 sites de villes de plus de 50.000 habitants.

Voici ce qu’en dit Localtis et qui est fort intéresssant :

Sur les 75% des villes qui affichent une démarche participative sur leur web, 46% se limitent à un formulaire de contact, 17% affichent leur démarche, 17% animent des forums avec possibilité de laisser des commentaires et seulement 22% d’entre elles donnent globalement un espace d’expression à leurs administrés. Une très faible minorité (4%) s’appuie sur des espaces de dialogue modernes (appels à suggestion pour 3%) ou de réseaux sociaux territoriaux (1%).

Conséquence, faute d’organiser cet échange de manière institutionnalisée, dans 23% des cas, le débat local prend des formes contestataires sur des réseaux alternatifs au site officiel : association, opposition municipale, blog de citoyen, …

L’étude met ainsi en évidence que 22% des communes font déjà face à des sites participatifs (ou blogs citoyens) contestataires et qu’il est de leur intérêt d’initier elles-mêmes le dialogue. J’avoue que je ne pensais pas que cela montait si haut que ça !

Pour ne pas avoir occupé le terrain suffisament rapidement, les communes se retrouvent donc face à des médias qu’elles ne maitrisent pas et rassemblent nombre de contestataires. Il peut s’agir d’associatons de citoyens mais aussi d’opposants politiques qui ont compris l’intéret d’occuper le terrain. Les chiffres de l’étude traduisent selon moi une vraie frilosité des élus à ouvrir les vannes du participatif sur les médias des collectivités. Une vision sûrement très politique avec la crainte que les outils ne soient utilisés que par les opposants. Un aspect pour moi sur-évalué et qui doit être contré par une participation massive d’une part importante des citoyens.

Cela démontre aussi qu’il y a de la place pour des médias citoyens et ultralocaux pas forcément contestataires mais forcément collaboratifs et très ouverts au dialogue et au débat. Si les villes ne veulent pas ouvrir des espaces de débat sur leurs propres sites, des sites et blogs tiers et équilibrés peuvent être une bonne piste pour favoriser le dialogue mais malheureusement j’ai peur que peu d’élus viennent y participer…

Info trouvée via Laurent François

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