by Bertrand Soulier on 10/03/2010
C’est encore la géolocalisation qui fait parler d’elle. Comme on le pensait, Facebook ne pouvait rester en dehors de cette tendance et va donc s’y essayer. Selon Bits Blog, la société travaille sur le sujet depuis un an mais a préféré attendre avant de le lancer officiellement. Elle a aussi modifié ses conditions d’utilisation en prévision.
Cette géolocalisation arriverait de deux manières : la possibilité pour un membre de Facebook de partager avec ses amis sur Facebook sa position géographique. Le deuxième aspect est la mise à jour de l’API pour permettre à des applications tierces d’utiliser cette fonction. Aux développeurs alors d’imaginer toutes sortes de nouveaux services ou jeux.
Facebook ne chercherait pourtant pas à battre la concurrence naissante des Foursquare, Gowalla, Plyce. La société cible plutôt Google et une place de choix dans le marché de la pub pour les petites entreprises et commerces. Un marché que visent aussi les autres acteurs précédemment cités. Foursquare teste par exemple des interfaces d’administration auprès de quelques commerces et restaurants. Il est fort probable aussi qu’un développeur s’amuse à créer une application de jeu géolocalisé reprenant certains aspects de Foursquare.
Avec 400 millions de membres, Facebook peut finir de démocratiser cet aspect géolocalisation. A moins que tout cela ne finisse par faire peur…
by Bertrand Soulier on 24/02/2010
by Bertrand Soulier on 24/02/2010
Dans le même esprit que Foursquare dont j’ai parlé récemment, OpenPlayce, qui vient de changer de nom et s’appelle maintenant Plyce, est un réseau social basé sur la géolocalisation mobile. Bien que le site soit en anglais, la société est bien à Paris. Comme pour Foursquare, le principe est de signaler à nos amis où nous sommes. La dimension jeu existe aussi avec des points et des médailles mais me semble moins centrale que dans le site américain.
Pour l’instant, il ne concerne que les utilisateurs d’iPhone, mais le réseau se tourne aussi vers Android et une version web et web mobile. La version iPhone que j’utilise maintenant depuis quelques temps est très réussie et accompagne bien la prise en main. Comme Foursquare, Plyce construit petit à petit un gros cityguide européen puis mondial.
Jean-Michel Billaut a interrogé son créateur Martin Destagnol. Il explique mieux les tenants et aboutissants de ce réseau social ainsi que le modèle économique imaginé. Sans surprise, il vise notamment les commerces locaux à qui l’application peut donner de la visibilité et apporter des contacts qualifiés. Il parle aussi publicité ciblée et partenariats avec les marques.
http://www.vimeo.com/9489777
J’ajouterai pour ma part que ces applications pourraient quelque part devenir le support de la carte de fidélité d’un nouveau genre. Elle lui donnerait en plus une nouvelle dimension sociale et virale en permettant non seulement de récompenser ceux qui viennent et consomment régulièrement mais aussi ceux qui vous recommandent.
On a pas fini d’entendre parler de ces réseaux et de leurs applications. Chacun tente de se faire une place et on attend de voir comment Twitter, Google et Facebook vont rentrer sur ce marché. Reste à savoir si cette pratique de se géolocaliser régulièrement peut réellement devenir grand public…
by Bertrand Soulier on 02/02/2010
Je suis tombé sur le projet de création d’un manifeste pour assurer l’essor des outils de géolocalisation et de réseautage social sur le territoire français et en 2010.
Ce manifeste a été lancé par Kriisiis (@kriisiis) et rejoint par d’autres, notamment Emmanuel Gadenne chez qui j’ai trouvé plus d’info dessus :
L’objectif de ce manifeste : assurer et organiser la promotion en France des outils de réseautage social géolocalisé (Foursquare, Dismoioù, OpenPlayce, Yuback, BrightKite).
La promotion des outils de réseautage géolocalisé sur Twitter sera associé au hashtag #geoloc ce qui permettra à la fois de communiquer un message fort auprès de la communauté et d’assurer un suivi régulier de son évolution.
Il s’agira d’utiliser Foursquare sans mettre en péril le développement des outils concurrents (et en particulier français) et de profiter de l’opportunité pour défendre des projets tels que OpenPlayce, Dismoioù, Yuback qui sont complémentaires et méritent leur succès.
Le manifeste prônera une utilisation régulière et relativement complète de Foursquare, Dismoioù, OpenPlayce, en vue de créer une communauté. Il paraît indispensable de promouvoir en pratiquant et ce sans toutefois contraindre le développement de nos activités.
Les rédacteurs du manifeste veulent le promouvoir sur leurs blogs, wikis ou site web.
Les rédacteurs et les sympathisants, participeront, selon leurs disponibilités, à des tests, des opérations, des actions fun, des install parties, des actions de promotion, d’évangélisation ou de présentation en atelier.
J’avoue ne pas trop comprendre où ils veulent aller mais si vous êtes intéressés vous trouverez les infos chez Emmanuel Gadenne et suivre le compte @GeoManifesto.
by Bertrand Soulier on 10/12/2009
Google continue petit à petit de tirer le fil du local et de l’hyperlocal en greffant des choses sur son Google Map. Avec Place Pages, Google ambitionne de créer des pages sur tous les lieux dans le monde. Et comme le dit le billet d’annonce de Place Pages, Google vise bien tous les lieux : commerces, entreprises, points d’intérêts, paysages, transports… Désormais quand vous recherchez un lieu dans Google Map, la bulle intègre un lien plus d’infos pour accéder à la page correspondante.

Ces pages intègre tout ce que Google sait faire en matière de recherche locale : l’adresse, l’url, les téléphones, des photos, la carte, la vue Street View, les horaires, les critiques des sites ou les commentaires des internautes, les services, transports à proximité…

Lien simplifié entre web et boutique physique
Mais Google va encore plus loin et ajoute une dose de QR Code avec Google Favorite Places. Ces codes barres évolués permettent d’intégrer de nombreuses données. Avec un téléphone portable équipé d’un appareil photo et du logiciel adéquat vous pouvez décrypter le code qui peut contenir un numéro de téléphone, une adresse ou un lien internet.
Google a donc sélectionné les 100.000 entreprises et commerces les plus populaires aux Etats-Unis d’après les interactions des internautes et leur a envoyé une affichette autocollante avec un QR Code correspondant à leur boutique. Ce code contient tout simplement un lien vers la page du lieu. Ainsi l’utilisateur peut facilement le prendre en photo et consulter instantanément la fiche du commerce, les critiques, les horaires mais aussi écrire sa propre critique. On voit aussi dans la vidéo la possibilité de récupérer un coupon réduction…
L’idée n’est pas nouvelle et Semapedia utilise ce principe depuis longtemps pour proposer de faire un lien entre un lieu et sa fiche dans Wikipedia. J’avais moi même envisagé ça pour Cyberbougnat en ajoutant l’agenda des concerts pour ce lieu. Je n’ai pas eu le temps de le faire et pense que je ne vais pas prendre le temps, je vais à la place chercher voir comment faire apparaître dans ces pages un lien vers la fiche correspondante dans mon cityguide.
Et je continue de me poser la même question : Google Maps va-t-il rendre obsolète tous les autres sites ?
Via ZeLaurent qui pense aussi que ce système va tuer Foursquare dont je parlais ce matin. C’est sûrement vrai et il risque d’en tuer d’autres… Merci aussi à un autre Laurent qui me l’a aussi signalé.
by Bertrand Soulier on 10/12/2009
J’avais repéré Foursquare il y a quelques temps mais n’y avait pas trouvé une grande utilité. Cependant j’ai depuis quelques jours une accélération du nombre de demandes d’amis car le site semble faire l’objet d’un certain buzz. Certains n’hésitent pas à le présenter comme le nouveau Twitter.
Plus qu’un jeu, un city-guide
Foursquare propose un concept 50% réseau social, 30% cityguide social et 20% jeu. Il se base sur la géolocalisation et s’utilise principalement via son téléphone. Le site dispose d’applis pour iPhone et Android ainsi qu’un site mobile en attendant l’application Blackberry. L’idée est de signaler où vous êtes et voir où sont vous amis.
Lorsque l’on s’inscrit on choisit sa ville. Pour l’instant le site ne couvre que quelques villes et seulement Paris pour la France. L’aspect réseau social est classique, vous avez des amis, vous pouvez retrouver vos amis.

Vous pouvez ainsi leur montrer où vous êtes et voir où ils sont. Pour cela il faut faire des « check-in » quand vous arrivez dans un lieu. Soit le lieu existe et vous le choisissez dans la liste, soit le lieu n’existe pas et vous pouvez l’ajouter.
Vous pouvez ainsi marquer de nombreux lieux : bars, restaurants, lieux publics, parcs… Cela donne la partie cityguide social puisque vous pouvez ainsi découvrir quels sont les lieux que fréquentent vos amis et donc découvrir de nouveaux lieux qui pourraient vous plaire.
Vous pouvez aussi envoyer un message depuis le lieu, faire des “to-do” et indiquer ce que vous faîtes. Le message peut être envoyé dans Foursquare mais aussi dans Facebook et Twitter. Les todo peuvent être sérieux et classiques mais aussi plus décalés : “regarder la statue depuis tel endroit”, “aller voir le graph dans les toilettes”… On pourrait presqu’en faire un guide touristique. En tout cas Foursquare va rapidement constituer un cityguide énorme via ses utilisateurs.
Intervient alors la partie jeu. Vos « check-in » et actions vous permettent de gagner des points : 2 points pour un « check-in », 5 points pour la découverte d’un nouveau lieu, 2 points pour plusieurs « check-in » dans la même soirée, 1 point si vous y amener un ami…
Et les plus assidus des lieux peuvent même gagner le titre honorifique de “maire”. Point marrant, des lieux offrent des récompenses à leur maire dans Foursquare et peuvent l’indiquer dans l’application.
Nouveau Twitter ou simple buzz ?
Voilà donc pour la mécanique. Foursquare a pour l’instant pas trop mal géré les choses et notamment sa diffusion virale. Un buzz bien orchestré commence à prendre mais est-ce que cela va durer longtemps ? Le principe du jeu est amusant mais difficile de dire si le site va sortir du cadre des early-adopters.
Il nous rappelle un peu le cas Brightkite et Aka-aki qui ont fait parlé d’eux quelques temps avant de retomber dans l’oubli. La comparaison avec Twitter est d’ailleurs intéressante car une étude montre que si 60 % des internautes français affirment connaître Twitter à peine 10 % des internautes qui connaissent Twitter l’utilisent. Malgré le buzz dont il a bénéficié, seulement 4% connaissent FriendFeed. Il y a donc du boulot pour arriver à s’imposer.
Deux choses à retenir toutefois : La géolocalisation est désormais intégrée dans tous les projets et le côté ludique est une voie que beaucoup d’autres vont suivre.